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golvet
Les anciens

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Joined: 15 Nov 2007
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Localisation: Mars

PostPosted: 20.12.08 02:21 Reply with quoteBack to top

Leçon numéro un : Tenir le volant.
S'asseoir sur le siège du pilote et poser ses deux mains de part et d'autre du cercle situé devant vous. Puis serrez ses doigts autour de l'axe.
Voilà, vous tenez le volant, dans le prochain chapitre vous apprendrez à le tourner !



Leçon numéro deux : Tourner le volant.
Une fois le volant bien en main, grâce à une contraction des biceps vous pourrez lui faire faire effectuer une rotation suivant son axe. L'amplitude de la rotation sera proportionnelle à l'amplitude de sortie. Plus vous tournerez le volant, plus le véhicule tournera fort.
Votre véhicule possède une direction assistée, inutile de trop forcer, vous risqueriez d'abîmer le mécanisme.


Leçon numéro trois : La clef de contact.
Un petit objet métallique de forme rectangulaire avec un découpage ubuesque vous a été fourni lors de la livraison de votre Betrayal, on appellera cet objet une clef.
Introduisez la clef dans le trou prévu à cet effet (sur certaines versions il est écrit "clef" à côté du trou),
puis tournez la clef, vous entendrez un rugissement de moteur.
Ca y est, vous avez démarré le moteur !




Leçon numéro quatre : L'appui-tête.
Une fois le volant bien en main et la clef de contact introduite, vient une chose qui pourrait paraître anodine mais qui relève d'une importance majeure pour un bon conducteur, le réglage de l'appui-tête.
A l'extrémité haute de votre siège se trouve une sorte de cube qui peut être en cuir ou en tissu selon les modèles de Betrayal, on appellera ce bloc un appui-tête.
Pour régler l'appui-tête un bouton a été spécialement étudié par La Firme, celui-ci se trouve sur le côté gauche du cube. Voici la marche à suivre pour le régler en quatre étapes :
- Posez votre casque de terraformation sur l'appui-tête.
- Pressez le bouton de réglage et disposez l'appui-tête à mi-hauteur de votre casque.
- Appuyez fortement votre casque contre l'appui-tête pour que celui ci prenne la bonne inclinaison.
- Désenclenchez le bouton.
Attention, un mauvais réglage de l'appui-tête peut vous être fatal en cas de choc arrière (possibilité de rupture de votre nuque) ou plus communément un mauvais réglage peut rendre très désagréable une longue virée en Betrayal.
(Annexe, selon Wizard : le fait de se briser la nuque de cette manière s'appelle, sur Terre, le "coup du lapin". Mais comme nous sommes sur Mars, je pense qu'il convient de le renommer en "Coup de Gabboul".)



Leçon numéro cinq : les essuie-glaces.
Votre tête est calée, vous voyez l'horizon se dessiner au loin à travers votre pare-brise translucide, profitez-en ça ne va pas durer. Dès la première tempête votre pare-brise sera recouvert d'une poussière rouge et poisseuse. Les ingénieurs de La Firme ont élaboré un système complexe que l'on nommera essuie-glaces.
Dès la première poussière déposée sur votre pare-brise, enclenchez le bouton situé à droite du volant, par un mouvement de l'index. Deux barres se mettront en mouvement, devant vos yeux ébahis, en projetant un liquide savonné pour faire partir les incrustations les plus tenaces.
(N.B. Les grilles de protection situées devant le pare-brise ne seront pas nettoyées par les essuie-glaces, pour les nettoyer il vous faudra sortir de votre véhicule et utiliser un chiffon imbibé d'un liquide spécialement prévu à cet effet. (Il vous est fourni dans les toolboxes distribuées par La Firme.)
(Astuce d'Aneesha : même savonneuse, l'eau n'aime pas des masses les températures négatives, il faut aimer rouler avec le pare-brise plein de glace => ne pas utiliser de l'eau comme liquide de nettoyage)


Leçon numéro six : Les rétroviseurs.
Ca y est, vous êtes bien installé dans votre siège, la tête calée confortablement contre l'appui-tête et les mains sur le volant, prêtes à faire tourner les roues à tout instant. Votre pare-brise rendu translucide par l'utilisation des essuie-glaces, vous contemplez l'horizon qui s'offre devant vous, mais qu'en est-il de ce qui se passe derrière vous ?
Vous essayez de tourner la tête à droite et à gauche, mais votre scaphandre ne vous permet pas de vous retourner. Pris d'une angoisse soudaine vous vous levez, ouvrez la portière et vous jetez dehors en hurlant.
Calmez-vous ! Dans un premier temps, prenez une injection de C07AA05, cela vous déstressera. Remontez dans le véhicule et observez par la fenêtre latérale. Vous verrez une sorte de petit miroir, on appellera cet objet : le rétroviseur.
Grâce à cette technologie d'un autre âge mais qui reste du moins fort utile, vous pourrez observer ce qui ce passe à l'arrière de votre véhicule tout en restant dans l'habitacle de celui-ci (plutôt utile quand on file à plusieurs centaines que kilomètres par heure et que l'on entend un bruit étrange derrière soi).



Leçon numéro sept : Le frein à main.
Maintenant que vous voyez le monde qui vous entoure depuis votre siège, pourquoi rester sur place ?
Voici un instrument qui sert à immobiliser le Betrayal, le frein à main. Il se présente sous la forme d'un manche avec un bouton à son extrémité. Pour le mettre en mouvement il faut poser sa main dessus et appuyer à l'aide de son pouce sur le bouton. Monter le frein à main permet d'immobiliser les roues du véhicule et le baisser permet une rotation des roues. Inutile de détailler à quel point un tel mécanisme est vital si vous habitez en haut d'une dune, il serait malencontreux de garer son Betrayal un soir et de le voir le lendemain matin en bas de la dune planté dans les cuves du voisin.
(Arayel : si vous accélérez comme un imbécile et que de la fumée apparaît d'un coup, vérifiez la position du frein à main.
Awasegaga : il est dangereux de mettre le frein à main alors qu'on roule à 200 km/h.)


Leçon numéro huit : L'embrayage et les vitesses.
Vous vous souvenez peut-être des "automobiles" sur Terre (pour ceux qui ne sont pas nés sur Mars). Les véhicules possédaient une boîte de vitesses, c'est le cas aussi sur Mars. Mais des six vitesses terriennes
La Firme a décidé de n'en conserver que deux, une pour avancer et une pour reculer (on n'est sensé l'utiliser que pour garer son véhicule).
Malheureusement, les engrenages de la boîte de vitesses sont souvent faits dans des matériaux peu adaptés au climat martien, si bien qu'il n'est pas rare de repérer, à l'aide de son radar, des engrenages oxydés tombés d'une boîte de vitesses d'un Betrayal. Il est courant également que la grande majorité des Betrayals ne possèdent plus de boîte de vitesses opérationnelle (les conducteurs étant sensés se débrouiller avec une seule vitesse (la marche avant), la plupart d'entre eux éteignent le moteur une centaine de mètres avant l'objectif pour laisser le véhicule ralentir lentement et ne pas trop user les freins).
L'embrayage ne servirait qu'au décor, me direz-vous ? Il n'en n'est rien. Car lorsque vous voulez démarrer la turbine, il vous faut appuyer sur la pédale d'embrayage pour que l'axe du rotor puisse se mettre en rotation. En effet, les turbines encore plus difficiles à démarrer que les simples moteurs à explosion nécessitent d'être en "roue libre" pour pouvoir se mettre en mouvement.


Leçon numéro neuf : La pédale d'accélération.
Une autre caractéristique du Betrayal qui pourra vous surprendre au début c'est son régime binaire. La turbine ne peut fonctionner qu'au régime maximal que vous pourrez lui donner.
En effet, La Firme aimant la robustesse et non la finesse que nécessiterait un système complexe, l'alimentation de la turbine en dihydrogène se fait par un clapet qui ne possède que deux positions : ouvert ou fermé.
Néanmoins, les pilotes ne conduisent pas tous à la même vitesse et les vitesses affichées et réelles varient en fonction des caractéristiques du pilote (Cf. Leçon sur l'indicateur de vitesse).




Leçon numéros dix : Faire le plein.
Nous y voila. Ce moment est surement le plus douloureux pour un jeune terraformeur qui voudrait partir faire un tour avec son véhicule.
En effet même si faire le plein n'est pas bien compliqué en soit, celui-ci ne coute pas moins de 190.000 témis (pour remplir le réservoir vide). Si ça peut vous rassurer vous n'aurez normalement pas vidé totalement votre réservoir aux sorties suivantes, le plein sera donc un peut moins cher.

Dans les faits pour faire le plein il faut que vous gariez votre Bétrayal à coté de la station de ravitaillement de votre bunker puis que vous fixiez l'embout du tube en le vissant au bétrayal AVANT d'ouvrir la vanne pour laisser passer le précieux liquide.
En effet l'hydrogène n'est pas comparable à l'essence sur Terre, qui pouvait être manié sans trop de précautions particulières. L’Hydrogène est liquide mais il est soumis à de très forte pression. Sans ses pressions il deviendrait gazeux et vous "exploserait" en pleine poire.
Si vous constatez une quelconque fuite sur un de vos réservoirs ou sur le tuyau d'approvisionnement de votre station de ravitaillement, inutile de réfléchir, courez le plus loin possible !
L'hydrogène est un bon millier de fois plus facilement inflammable que l'essence, il suffit d'un choc entre deux caillou pour produire l'énergie nécessaire à une explosion du gaz.

Je vois déjà venir les remarques de certain : "Pourquoi faire le plein à chaque fois, on peut sortir avec juste le nécessaire et ne pas gâcher des témis."
En effet ce serai possible dans l'absolue. Mais sur Mars rien ne ce déroule comme prévu. C'est pour cela que les stations de ravitaillement n'ont pas d'option pour couper le remplissage des réservoirs tant qu'ils ne sont pas pleins. Je jour où il vous arrivera un problème en plein désert qui vous ralentira ou vous obligera à faire un détour vous serez heureux de ne pas avoir prévus juste pour ce qui est du carburant.
(Il est à préciser qu'en dessous d'un certain seuil de remplissage le Bétrayal est bloqué et ne peut démarrer. Cela n'est pas du a un phénomène ésotérique comme certain le font croire mais simplement au fait que la pression des réservoirs ne soit pas suffisante pour lancer la turbine et la démarrer.)





Leçon numéros onze : un démarrage réussi.



Leçon numéros douze : les amortisseurs.



le radar de zone




Leçon numéro dix-neuf : le ramassage d'item.

Vous roulez depuis des heures sur la Rouge. Soudain, votre radar s'affole et repère un objet dans la zone où vous vous trouvez. Vous pouvez sortir de votre Betrayal pour aller chercher l'objet trouvé mais cela vous consommera de l'oxygène.
Lorsque vous décidez d'aller ramasser un objet sur le sol de la Rouge, cela prendra du temps pour le traîner sur le sol et le ranger dans les compartiments prévus à cet effet à l'arrière de votre véhicule.
Faites attention à avoir suffisamment d'oxygène dans votre scaphandre pour pouvoir ramasser l'item qui a été détecté. Plus l'item concerné sera encombrant, plus le transport de celui-ci dans votre Betrayal sera long et vous demandera du temps et donc de l'oxygène.
De plus, ne ramassez pas les objets totalement inutiles, votre espace de rangement est limité à vingt cellules sécurisées.

Selon une recommandation de La Firme, il est conseillé de ne pas tenter de ramasser les artéfacts de type SteamPunk, lorsque vous en rencontrerez loin des zones de vivance. Selon certaines rumeurs, la caste des Putréfacteurs aurait dissimulé des mines en-dessous pour tuer les Terraformeurs et récupérer leurs restes calcinés.





Leçon numéro dix-huit : l'indicateur d'irradiation.

Lorsque vous roulez sous certains vents : Les Corridors de Nécropolia, Terres Lugubres ou bien encore Big Quake Breath (liste non contractuelle), votre Betrayal est soumis à de fortes irradiations.
Protégé par l'habitacle de votre véhicule, vous ne souffrirez pas de séquelles dues à votre sortie sous une météo dangereuse, il n'en sera pas de même pour votre matériel.
Pendant que vous roulez, vous n'êtes pas sans savoir que vous utilisez un radar de zone (Cf. leçon précédente) qui vous permet de localiser les items et les autres Betrayals se trouvant sur votre zone. Les irradiations nuisent au bon fonctionnement du matériel électronique.
Pour éviter de se retrouver bien seul sans radar sur votre zone, La Firme a installé un compteur qui indique le taux d'irradiation de votre véhicule. Au dessus de 20% d'irradiation les circuits électroniques les plus sensibles sont automatiquement coupés pour éviter les dommages irréparables pour votre véhicule.
L'irradiation étant surtout apportée par les circuits internes du Betrayal, filtrant une grande quantité d'atmosphère lors du fonctionnement de la turbine, pour éviter de voir la jauge d'irradiation grimper en flèche lors d'un vent néfaste il est préférable de couper la turbine. Puis, d'attendre patiemment dans votre Betrayal qu'une météo plus favorable arrive.

Lorsque vous rentrez avec votre Betrayal irradié sur votre concession, vous devrez décontaminer celui-ci à l'aide des outils fournis par La Firme lors de l'achat de votre Betrayal. Malheureusement cette décontamination faisant tomber à zéro le taux de contamination de votre Betrayal celle-ci augmentera la contamination de votre exploitation.



Leçon numéros vingt-trois : les réservoirs d'appoint.

Le réservoir de votre Betrayal ne vous permet de stocker qu'une quantité limitée de carburant (trois cent quatre-vingt litres). Pour un très long trajet en Betrayal il vous sera nécessaire d'emporter une plus grande quantité de dihydrogène (communément appelé hydrogène ou encore H²). C'est pour cela que La Firme met à votre disposition les "Containers à Hydrogène renforcés".

Doté d'une coque résistante, d'une grande dureté et à l'épreuve de l'atmosphère martienne, ce bijou d'étanchéité vous permettra d'emporter avec vous quatre-vingt litres de dihydrogène, ce qui en plus de vous emmener plus loin vous permettra peut-être un jour le dépannage d'un ami isolé en plein désert, victime d'une panne sèche.

Au bar vous avez peut-être entendu des dudes parler de conteneurs largables et d'autres qui ne l'étaient pas. Rien de très compliqué à tout cela lorsque l'on a compris de quoi il s'agissait.
Il y a deux moyens de ravitaillement pour les conteneurs de dihydrogène, le premier est le marché noir et le second le largage du Charon.
Lors du largage par le Charon, les conteneurs effectuent une chute et se heurtent au sol avec une très grande violence (malheur au terraformeur qui se trouve sous le point d'impact, j'ai déjà eu à subir le choc et on a dû m'apporter l'intégralité des éléments nécessaires à la remise en état de mon Betrayal : pneus, dihydrogène, toolboxes). Pour pouvoir subir le choc avec le sol sans se fissurer, le conteneur est entouré d'une coque spéciale, cette coque, en plus d'être constituée d'un alliage très résistant, est équipée de deux poignées permettant de manier facilement le conteneur.
Lorsque l'on rentre les conteneurs dans son bunker ou dans la soute technique, on est obligé de se débarrasser de la coque qui possède les poignées car celle-ci est beaucoup trop encombrante.

Les conteneurs largables sont donc les conteneurs qui possèdent encore les poignées originelles et qui n'ont donc jamais été rangés dans un bunker ou été placés dans une soute technique.
Mais quel est l'intérêt des conteneurs largables, me direz-vous. Celui-ci réside en un fait simple, les conteneurs non largables ne peuvent pas être placés dans la soute d'un Betrayal car il sont trop fragiles pour cela, l'on est obligé de les mettre en soute technique. Or la soute technique ne possédant que quatre emplacements il est impossible d'emporter plus de quatre conteneurs à la fois ce qui bien que paraissant largement suffisant pour une simple visite chez votre voisin paraît bien dérisoire lorsque l'on cherche à se rendre à des milliers que kilomètres de chez soi.





 
dans le désordre :
-les priorités
-les dérapages
-les tonneaux contrôlé
-les sauts de crevasse
-les drifts
-les livraisons
-la marche avant/arrière
-les phares
-le changement de pneu
-la soute technique
-le réservoir de H²O
-la climatisation
-le klaxon
-la balise de secourt
-la jauge d'O²
-la jauge de H²O
-le remplissage du réservoir
-le siphonner un autre bétrayal
-l'indicateur de vitesse
- ouvrir les yeux
(panda2 : suis les conseils de Ced.... ferme les yeux au volant.......)
- arme de bataille (empaler sur les rétro...)


Shaman1 :
Ne pas trop tirer sur les rapports a froid, ca endommage le matos, par contre une fois chaude, ne pas descendre sous les 15.000 tr/min sinon on entends plus le bruit du V12

Nefast
J'aime bien regarde au dessus moi , tu sais , des fois il y à des dalles et des météorites qui peuvent arriver ..
Tu me fera ça pour la Leçon n°7

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Last edited by golvet on 22.04.09 17:41; edited 31 times in total
golvet
Les anciens

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PostPosted: 20.12.08 18:51 Reply with quoteBack to top

annexes : (en cas de rencontre avec Buck)

Jethrophobic :
Leçon numero 0 , première et dernière de miss string:
sortir de son betrayal en string estampillé Jethrophobic, rien de tel pour déconcentrer Buck et le voir finir dans un ravin ....

Dozer :
lecon numero 1:
ne jamais regarder derriere soit pour si si buck y est
lecon numero 2:
toujours pied au plancher

Mousstafarai :
mimer la baleine en fuite pour éviter l'harponnage.
Ps : pas tout à fait au point...

Shaman1 :
Faire le mort, avant qu'il te montre comment on fait

Cedrxator
Un bon conseil : Rester au bunker chez soi, c'est la meilleure manière de ne pas prendre de risques et de laisser faire les vrais pros ... ¬¬

Awasegaga
leçon n°5 :
ne pas aller en ZDV3, y a rien a par du sable (même pas de bunker )

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golvet
Les anciens

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Localisation: Mars

PostPosted: 28.12.08 02:25 Reply with quoteBack to top

Cela faisait un certain temps que Golvet se trouvait immobile sur sa chaise.
Seul dans son bunker, il fixait son assiette avec le regard vide. Dans celle-ci
restaient une frite et la sauce du steak qu'il avait englouti, mais là n'était pas l'important.

Quelques jours auparavant
, Golvet avait passé le neuvième grade et avait obtenu à cette occasion un rendez-vous avec un agent de La Firme.

Les fois précédente
s, Golvet avait toujours été surexcité par l'optique d'un tel rendez-vous, il avait toujours à l'avance préparé une multitude de questions sur les astuces de pilotage si bien, qu'à chaque fois, l'entretien se terminait avant qu'il n'ait eu le temps de tout demander. Mais cette fois dans son cœur il n'y avait aucune excitation et aucune question, juste une attente qui devenait de plus en plus difficile à supporter.

Derrière Golvet, posé sur le cadra
n de contrôle de sa parcelle, une montre dorée était posée. Sur sa tranche on pouvait lire "Lulu collection" et derrière son écran de verre, la grande aiguille vint délicatement se placer sur le XII.
Soudain le silenc
e qui avait empli jusqu'à présent le bunker, se rompit. La montre se mit à sonner et Golvet qui se leva brusquement pour l'éteindre manqua de tomber et renversa sa chaise dans un grand brouhaha.
Il remit la chaise en état puis rangea son assiette, pri
t une sacoche en cuir et, après avoir enfilé son scaphandre, sortit en direction de son Betrayal. Il était l'heure d'aller au rendez-vous

Il était déjà huit heures du matin, Golvet, fatigué par les heures de conduite, décida d’accélérer un pe
u son long voyage vers le bunker de commandement.
Tout semblait paisible autour de lui, les vents balayaient de manière continue les étendues glacées de couleur ocre. Au loin on pouvait apercevoir le soleil se levant derrière le Mont Olympe.
Golvet étai
t en cet instant le plus heureux des hommes, il vivait, certes dans des conditions de vie précaires, mais il était un pionnier. Grâce à lui, il en était convaincu, sa descendance vivrait dans de meilleures conditions grâce à sa terraformation, mais aussi peut-être grâce à ses écrits, l’exploration de Mars serait rendue plus facile pour la plupart.

Soudain, un bruit sourd troubla sa rêverie, son pneu avait éclaté.
- ‘Saleté d’engin’. S’exclama-t-il.
Après avoir méticuleusement vérifié l’étanchéité de sa combinaison
, il décida enfin de sortir. Seul au milieu d’une étendue gelée il sortit une clef de son sac et commença à changer le pneu. Une bonne demi-heure plus tard le pneu avait été remplacé, et, bien que le jour ne fut pas tout à fait levé, il décida de voir ce qui avait pu percer ses pneus neufs. Promis indestructibles par son employeur.
Il alluma sa torche frontal
e, s’équipa au cas où d’une barre à mine puis se dirigea plusieurs mètres en amont, vers le lieu où son pneu avait été percé. Il avait l’habitude de rouler dans les pires conditions sans problèmesi se trouvait là était peu commun. Une pointe sortait de quelques centimètres au-dessus du niveau de la terre. Elle avait l’air métallique et était d’une grande finesse. Pour éviter à une autre personne le désagrément d’avoir à changer ses pneus il décida de la casser.
Il prit du recul puis frappa de toute ses forces avec sa barre
à mine, et à sa grande surprise la pointe ne fléchit pas.
- « elle n’est pas faite dans un matériau ordinaire », pensa
-t-il. « Serait-ce un vestige d’une civilisation passée ? »
Il tourna plusieurs fois autour avant d’essayer de la dégager en creusant autour avec ses mains, mais elle était profondément ancrée.
Au v
u de son retard, il prit note de la position GPS de l’objet puis retourna à son Betrayal avant de repartir pour le lieu de son rendez-vous.
Pendant tout le trajet il repensa à cet objet, à Mars et à ses mystères.

Vers midi moins le quart il arriva à destination et le stress commença à le submerger. Il prit sa sacoche et à nouveau en sorti
t les feuilles pour vérifier qu’elles s'y trouvaient bien toutes.
Puis prenant son courage à deux mains, Golvet sorti
t de son véhicule et marcha jusqu’au sas d’entrée du bunker situé à une trentaine de mètres de là.
Devant le sas un terraformeur à la carrure impressionnante lui demanda son carton d’invitation, heureusement il n’avait pas oublié de l
e prendre et put le lui montrer.

Le bunker de commandement de
La Firme était rempli de peintures murales représentant les différentes étapes de l’évolution de l’homme. Depuis L’Homme de Cro-Magnon jusqu’au terraformeur portant fièrement la combinaison de La Firme. Le slogan « vivre pour travailler et non travailler pour vivre » était partout présent tant sous forme de lettres que sous forme de représentations picturales.
Suivant le tapis rouge, comme lui avait indiqué le portier, Golvet se trouva face à face avec une porte dans un matériau qu’il n’avait pas vu depuis longtemps. La porte
, d’une hauteur de quatre mètres pour une largeur de deux mètres était en bois ! Pas une imitation en métal de ce que l’on trouve sur Terre, du vrais bois importé depuis la Terre.
Une sonnette était disposé
e sur la porte, après une longue hésitation Golvet l’actionna et la porte s’ouvrit toute seule devant lui.
Dans la pièce qui se dévoila devant lui une personne plutôt maigre et fluette était assise derrière son bureau, avec sa peau mate et ses grandes lunette
s extra-noires sa tête n’était pas inconnue de Golvet. C’était Boris Slavomir en personne.
Boris appuya sur une sorte de
chronomètre en argent et l’entretien commença.
Golvet qui, lors de la lecture d'extraits de son recueil dans la bar, avait noté les questions de certain terraformeur concernant le Betrayal, ne put se retenir de les poser.
De question en question le temps passa. C’est quand Mr Slavomir annonça qu’il ne restait plus que cinq petites minutes avant que l’entretien ne se finisse que Golvet pensa à nouveau à son livre. Il sortit les feuilles froissées de sa sacoche et les posa sur le bureau de Boris. Celui-ci, bien que surpris continua de sourire avec la même vigueur (à croire qu’il prend des stéroïdes pour doper ses muscles faciaux).
Golvet parla vite, car le temps pressait. Il demanda à ce que ses écrits soient publiés pour le bien des terraformeurs ne sachant pas se servir de leur
Betrayal. Et insista sur le fait que bien se servir de son Betrayal permet par la suite de mieux manier son Béhémot et son hypothétique Kréator, et donc d’avoir un meilleur rendement.
Boris resta de marbre devant les arguments de Golvet, mais néanmoins dubitatif. Le chronomètre sonna et Slavomir prit les papiers qu’avait apport
é Golvet pour les mettre dans un tiroir et demanda à Golvet de bien vouloir partir.
Golvet voulut insister et se fit expulser sans cérémonie du bunker de commandement de
La Firme.

_________________
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Publicite Xooit


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PostPosted: 28.12.08 02:25 Back to top

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Marc_marc
Les créatures de Hadès

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Joined: 13 Sep 2007
Posts: 268
Localisation: devant un milkshake

PostPosted: 04.01.09 12:56 Reply with quoteBack to top

excellent !


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